Search
  • Marion Gardes

Camille Cottier: L'art de rester inspirée pendant la quarantaine

Updated: Jul 4

Le mot confinement n'est pas synonyme d'ennui pour tout le monde, surtout pour les artistes, qui trouveraient même en cette quarantaine une nouvelle source d'inspiration dans la réalisation de leurs œuvres. C'est le cas de Camille Cottier, une jeune artiste peintre parisienne, qui a accepté de nous partager son expérience.


Voyez-vous votre art comme une sorte d'échappatoire pour combattre cette routine forcée par le confinement ? Camille Cottier : Pour moi qu’importe la situation, peindre est une échappatoire. Une sorte de bulle. Alors oui, je pense que ce confinement est surement plus facile à vivre pour les artistes. Consacrez-vous beaucoup plus de temps à votre art récemment ? Appréciez-vous le fait d'avoir plus de temps pour réaliser de nouvelles œuvres ?

C.C. : Je ne sais pas si j’y consacre plus de temps, je n’ai pas de journée ou de semaines type. J’essaie toujours de peindre au moins un peu tous les jours. Confinée ou non confinée. Et bizarrement le fait de ne pas bouger de chez soi je trouve que les journées passent presque plus vite. La nation du temps est un vrai mystère pour moi. Réalisez-vous vos œuvres chez vous ou dans un studio à part qui vous donne l'impression de continuer à vivre une vie normale ? C.C. : J’ai la chance d’être confinée à la campagne, dans ma maison d’enfance et avec de l’espace. J’ai réinvesti mon atelier dans lequel j’avais préparés les écoles d’arts. C’est une pièce lumineuse et agréable à coté de ma chambre donc le trajet pour aller peindre se fait très rapidement ! C’est un luxe ! Le fait d'être forcée à rester chez vous n'est-il pas un frein dans votre inspiration artistique ? Ou au contraire, le fait d'être confinée vous inspire-t-il à réaliser des œuvres que vous n'auriez pas faites en temps normal ? C.C. : Je pense que le quotidien a toujours un impact sur les œuvres que l’on réalise mais je ne pense pas qu’il y ai de frein ou quelque chose négatif pour la création en étant confinée. On peut justement rechercher cette liberté perdue à travers la peinture. La quarantaine a t-elle inspirée directement vos œuvres ? Est-ce que certaines d'entres elles représentent fatalement ce que l'on vit en ce moment ? C.C. : Surement indirectement. Mon travail est très instinctif, il n’a pas de recherches préalables et je le vis surtout comme un exutoire et c’est souvent bien plus tard avec du recul que j’y trouve finalement un lien avec des périodes vécues.


Vous avez réalisé 75 portraits qui vous ont permis de récolter 3750€ pour venir en aide aux soignants, il est donc important pour vous d'utiliser votre art comme moyen de venir en aide à ceux qui pourrait en avoir besoin ? C.C. : Bien sûr. J’ai voulu me rendre utile comme je pouvais là où j’étais. C’est un projet qui m’a bien occupée tout le premier mois, et je remercie tous ceux qui y ont participé !

Est-ce que vous travaillez sur un ou plusieurs autre projets similaire à celui-ci ou lié à la quarantaine ?

C.C. : Pour le moment non, je compte réfléchir à comment me rendre utile à nouveau ! Cette période de quarantaine vous a t-elle donner envie de faire des projets post confinement ? Des choses que vous ne pouvez pas réaliser maintenant ?

C.C. : Je n'ai pas tout mon matériel ici, j'ai hâte de pouvoir réaliser de grandes toiles à nouveau...


N'hésitez pas à visiter le compte Instagram de la jeune artiste, ainsi que son site internet, afin de découvrir ses nombreuses et sublimes réalisations.

  • Black Twitter Icon
  • Black Instagram Icon

Honne Magazine. Bilingual Magazine. All rights reserved. © 2019